Paroles d’entrepreneurs

Une newsroom offre un espace d’expression aux décideurs et chefs d’entreprise, pour partager leur vision et leurs points de vue sur l’économie, la société, l’environnement et l’éthique. Découvrez ici les plus récents éditos de nos clients

Daniel et Frédéric Hofmann : « Nous refusons la dictature du « vite fait bien fait »

Si la réalité restera toujours le grand arbitre de l’aventure humaine, l’accélération du monde en modifie la perception et donne le sentiment d’assister impuissant aux événements qui se succèdent.
On ne pourrait citer meilleur apophtegme que celui de Paul Virilio : « Notre monde est à la fois catastrophique, apocalyptique et merveilleux, il est les deux à la fois. Tout va plus vite, tout est enrichissant et tout est plus dramatique. »
Dans sa critique de la tyrannie de la vitesse, le théoricien de l’architecture prophétisait la terrible influence du virtuel et de l’immédiateté sur nos sociétés et notre rapport à autrui. « Gagner du temps, c’est perdre le monde », dira-t-il.

Henri Barbier-Mueller  : « KHEOPS est une référence solide pour les maîtres d’ouvrage, sur tous les plans »

Après une première expérience professionnelle au sein d’une société de gestion de fonds immobiliers, Henri Barbier-Mueller s’est ensuite naturellement tourné vers l’activité d’investissement, de promotion et de gestion des actifs immobiliers familiaux. Arrivé au sein du conseil d’administration de KHEOPS en 2021, il siège depuis mars 2022 au comité de Direction et répond à nos questions sur la mission de l’entreprise, dans un contexte particulièrement concurrentiel.

Thierry d’Autheville : « Le temps de l’insouciance énergétique est révolu. Mais les solutions existent et les suisses sauront les trouver »

Les Suisses parcourent en moyenne 36,8 km par jour, dont deux tiers en voiture, alors que près de 80 % des foyers possèdent un véhicule. Notre secteur d’activité, l’industrie du parking, répond à la nécessité factuelle du stationnement sans ignorer que le trafic (sans le trafic aérien international) produit un quart des émissions générées sur le territoire national. Nous sommes donc particulièrement concernés par l’évolution des technologies, de l’urbanisme et des habitudes de consommation susceptibles de réduire l’empreinte carbone de la mobilité et de contribuer à l’assainissement environnemental de notre région. Dans cet édito, je partage avec vous quelques constats et réflexions sur ce sujet.

Matthias Achermann : « La croissance oui, si elle vise le progrès »

La pandémie nous apparaît comme un coup du sort isolé, dû à une plausible zoonose. Or, de nombreux analystes émettent l’hypothèse d’une seule et même origine pour les drames successifs qui ont récemment ébranlé notre planète : faillite financière de 2008, catastrophes climatiques et environnementales à répétition, tragédie migratoire de 2015, scandales industriels et agroalimentaires, crise de la démocratie, du capitalisme et du néolibéralisme, maintenant crise sanitaire. Notre civilisation souffrirait en réalité de ses efforts pour une croissance à laquelle elle a abusivement associé le progrès.

Pedro Basilio : « Le temps nous donne raison »

Notre entreprise est née d’une vision ; celle d’un monde où la technologie pourrait sécuriser, réduire les distances, faciliter la communication, offrir un confort supérieur, optimiser la dépense énergétique. La récente crise sanitaire n’a fait qu’amplifier un mouvement déjà bien engagé vers le paradigme numérique, qui ouvre des possibilités gigantesques dont beaucoup restent encore à explorer. Cette industrie 4.0 dans laquelle nous sommes entrés apporte plus de souplesse productive et une alliance toujours plus étroite entre l’homme et ses outils de gestion.

Paul Segur : « Le succès d’une entreprise ? La confiance témoignée par ses clients et ses partenaires »

Enfin ! La crise sanitaire s’éloigne, bien qu’il ne faille préjuger de rien et rester prudents. Deux ans après le cortège de mesures drastiques imposées aux entreprises pour pallier à la propagation du virus, que nous laisse cette expérience inédite où la chaîne de production a tout à coup grippé, mettant les travailleurs sur la touche, l’extraction des matières premières et l’industrie de la transformation au ralenti, les entreprises au défi de leur réorganisation, y compris financière.

Guy Bosméan : « Désormais, les acteurs économiques doivent donc satisfaire et le consommateur et le citoyen, dans une dimension éthique et respectueuse de l’environnement »

Sous de nombreux aspects, notre société vit une profonde mutation, qui voit l’éveil des consciences catalyser de nouvelles exigences vers plus de transparence et de citoyenneté. Dans une récente étude du groupe Havas, on peut lire que seuls 34 % des consommateurs interrogés croient en la bonne foi des marques, alors que 63 % d’entre eux déclarent vouloir consommer autrement.

Thierry Ungaro : « Anthropocène, post-mondialisation et post-croissance : ces grands changements interviennent aussi sur les entreprises romandes »

L’évolution de nos sociétés est marquée par la prise de pouvoir des outils numériques à tous niveaux de fonctionnements. Notre temporalité, fondée sur l’extraction des ressources et la production, se heurte à tel point à celle de notre planète, que l’activité humaine entre dans l’ère de l’anthropocène, où elle rejoint les forces telluriques à l’origine des dérèglements terrestres.

Éric Lumbreras : « L’important, c’est la rose »

L’inoubliable et utopique chanson de Gilbert Bécaud célèbre l’espoir, cette belle disposition humaine donnant confiance dans la réalisation de l’avenir.
Pourtant, l’année 2021 n’a apporté que peu de bonnes surprises dans l’évolution de la crise sanitaire ou de l’économie. Dans notre profession, elle aura même exacerbé des problèmes chroniques.

Pascal Stoppa : « 50 ans de Pascal Stoppa SA, du microprocesseur à SpaceX, en passant par le métier de carreleur »

Notre entreprise fête en 2021 son demi-siècle d’existence. Et si son parcours est parsemé de rencontres passionnantes et de projets magnifiques, mais aussi des difficultés inhérentes à toute activité économique, ce qui me semble le plus marquant dans tout cela tient à l’évolution du monde durant ces 50 années passées.