Les grands chevaux bleus, Franz Marc, 1911

Ne monte pas sur tes grands chevaux !

On vous voit venir… Ce n’est pas parce que notre collaboratrice Juliette est cavalière que l’on a décidé de partager cette information !
Pourquoi fait-on référence au monde équestre pour parler d’une personne qui réagit de manière excessive et prend son interlocuteur de haut ?

Pour le savoir, petit retour en arrière, au Moyen Âge. À cette époque, le cheval était utilisé à des fins diverses : pour se déplacer, pour l’agriculture, pour la guerre, etc. Mais saviez-vous qu’il y avait un type d’équidé particulier pour chaque utilisation ? Les sommiers, chevaux robustes, servaient à porter l’équipement et les armes ; les palefrois, chevaux élégants, étaient utilisés pour les parades ou comme montures pour les dames ; et enfin les destriers, grands chevaux vigoureux, désignaient les « chevaux de bataille ».

Vous voyez où nous voulons en venir ? Les destriers étaient choisis pour leur puissance, mais aussi pour leur grande taille. Plus ils étaient grands, plus ils donnaient fière allure aux chevaliers. Ils leur permettaient d’observer le champ de bataille et de dominer leurs adversaires. Lorsqu’éclatait un conflit, cette expression était utilisée au sens propre : pour partir à la bataille, les chevaliers montaient sur leurs grands chevaux pour aller combattre.

Cette locution est donc née par analogie au preux chevalier qui s’en allait guerroyer sur sa noble monture. Monter sur ses grands chevaux prenait le sens de partir en guerre avec fougue et ardeur.

C’est pourquoi, de nos jours, « monter sur ses grands chevaux », est utilisée au sens figuré et apporte cette dimension hautaine, mais également celle de défense, souvent en réponse à une attaque verbale.

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